COMMUNIQUÉ DE PRESSE 10/01
 

Les fêtes de la Saint-Martin dans les Cantons de l’Est

 

A Malmedy, la tradition de la St-Martin remonte bien avant la Révolution Française, alors que dans la région germanophone, il y a une dizaine d’années d’ici, les cortèges de la St-Martin ne faisaient pas partie intégrante des traditions typiques.

Faisant partie des coutumes dans différentes régions, les cortèges de la St-Martin s’intègrent, depuis la fin des années 70. Cette manifestation ne s’affiche pas dans un contexte folklorique quelconque, mais ressemble plus à une fête qui ne cesse de gagner en importance. La meilleure preuve de ce regain significatif se traduit par l’augmentation constante de cortèges de la St-Martin durant les dernières années.
Le 11 novembre, en fonction de la journée à certains endroits quelques jours avant ou après cette date-clé, des enfants munis de lanternes multicolores sillonnent les rues des petites et grandes localités et suivent un cavalier montant un cheval blanc représentant St-Martin et c’est dans les communes et régions germanophones que le chant populaire de la St-Martin est chanté.
Ce chant populaire est appris bien des semaines avant à l’école ou encore dans les mouvements de jeunesse avec beaucoup d’entrain et d’enthousiasme, en mémoire de la charité du jeune Martin, soldat français, qui prit son épée et coupa son manteau en deux pour remettre une moitié au mendiant.

Info

Tél.: +32 (0)80 227664

St-Martin - le Saint des mendiants

Le Saint-Martin est issu d’une famille d’officier romano-païenne. Il est né aux environs de 317 en Panonie. Son premier contact avec le christianisme avait lieu à Pavie, petite bourgade où sa famille avait déménagé. A l’âge de 15 ans, il fut incorporé contre son gré à la cavalerie romaine. A 18 ans, il se laisse baptiser et reste encore deux années chez les militaires avant de quitter ceux-ci.

Martin réussit à convertir de nombreux citoyens au christianisme et lutta contre l’arianisme, une secte chrétienne. Ce combat l’obligea à quitter sa patrie. Ses actes lui ont fait valoir le surnom de „confesseur“ dans les milieux religieux, un titre honorifique pour les chrétiens poursuivis durant le règne des empereurs romains. En 370, il fonda le premier couvent en Gaule. En 371 et 372, un vote populaire le nommait premier Evêque à Tours. Quelques années plus tard, il fondait le monastère de Marmoutiers dans lequel se rassemblaient au fil du temps environ 80 moines, afin de vivre avec lui dans la simplicité. Il se fixa comme objectif la reconversion au christianisme des païens des localités avoisinantes. Son efficacité comme père monacal et convertisseur de païens l’ont élevé en son temps au rang de Saint populaire et admiré. Même sans canonisation, il recevait une vénération publique ayant comme effet la bénédiction d’églises et d’autels, le placement de son portrait dans les églises et la présence de son effigie durant les processions en cette période précoce.

Depuis le 5e siècle, les pélerinages vers sa tombe de Tours sont coutumiers, un lieu qualifié autrefois de sanctuaire national francien.

Le miracle du manteau

La popularité du Saint Martin repose dans les siècles suivants principalement sur le miracle du manteau. La légende raconte que le jeune Martin, soldat en Gaule, se rendait à cheval, par une journée hivernale, à Amiens. Au portail d’entrée de la ville, il rencontrait un mendiant à moitié dénudé. Celui-ci prit son épée et coupait son manteau en deux pour remettre une moitié au mendiant.

Depuis le 17e siècle, St-Martin est devnu l’ami des enfants et leur distribue de petits cadeaux. La tradition rapporte également les cortèges aux flambeaux et les gâteaux.

Souvent, St-Martin est aussi représenté par une oie. Dans quelques localités des Cantons de l’Est, une oie fait l’objet d’une tombola au profit des enfants. Cette coutume trouve son origine également dans la légende. Lorsque Martin fut nommé Evêque de Tours, une telle peur l’envahissait devant cette dignité et ce fardeau qu’il se réfugia dans une étable d’oie. Lors de sa recherche, les croyants furent attirés par le coin-coin des oies et retrouvaient Martin qui ne pouvait plus refuser cette ordination.

 

La Saint-Martin - Les coutumes de la St-Martin - Les cortéges de la St-Martin

 

Verkehrsamt der Ostkantone

Office du Tourisme des Cantons de l’Est

Dienst voor Toerisme van de Oostkantons

B-4780 St. Vith,
Mühlenbachstraße 2
Postf./BP/PB 66,

Tel.: 00 32 (0)80 22 76 64,
Fax: 00 32 (0)80 22 65 39
GSM: 00 32 (0)95 51 24 88

info@eastbelgium.com

http://www.eastbelgium.com

MWSt./TVA/BTW: ID-NR: BE433.260.495


fermer